En bref

À Fribourg, aucune autorisation spécifique n’a été identifiée pour les détectives privés. Dans un communiqué officiel du 7 avril 2014, le canton indique qu’il « n’a pas prévu pour l’instant » d’étendre le concordat sur les entreprises de sécurité aux agences de détectives, et la loi sur l’exercice du commerce (LCom, RSF 940.1) ne les cite pas. L’absence de texte postérieur n’est pas formellement vérifiée.

Quelle est la position officielle du canton de Fribourg ?

La source la plus claire est un communiqué de la Direction de la sécurité et de la justice du 7 avril 2014. Il annonce que les surveillants de commerces sont désormais soumis au concordat. Il précise aussi que Fribourg « n’a pas prévu pour l’instant » d’étendre le concordat aux agences de détectives.

Le canton a donc examiné la question et choisi de ne pas soumettre les détectives au régime du concordat. Les mots « pour l’instant » rappellent que cette position peut changer.

Le régime fribourgeois en résumé

Détective privé à Fribourg, état au 23 octobre 2026
ÉlémentDétail
Autorisation spécifiqueAucune identifiée
Position officielleCommuniqué du 7 avril 2014 : pas d’extension du concordat aux agences de détectives
Concordat CESFribourg membre depuis le 15 septembre 1997. Arrêté d’exécution du 15 décembre 1998 (RSF 559.61) muet sur les détectives
CommerceLCom, RSF 940.1 : les détectives ne figurent pas parmi les activités soumises à autorisation
Autorité, coûtAucune connue
StatutNon vérifié : absence de texte postérieur à 2014 non confirmée formellement
Dossier juridique et photographies étalés sur un bureau

Quels textes ont été vérifiés ?

Fribourg est le premier canton à avoir rejoint le concordat sur les entreprises de sécurité, le 15 septembre 1997. Son arrêté d’exécution du 15 décembre 1998 (RSF 559.61) ne mentionne pas les détectives.

La loi sur l’exercice du commerce (LCom), RSF 940.1 énumère les activités commerciales soumises à autorisation. Les détectives n’y figurent pas.

Conclusion : aucune autorisation spécifique n’a été identifiée depuis 2014. Mais aucune source officielle récente ne confirme explicitement l’absence de réglementation. D’où le statut « non vérifié » affiché sur cette page.

Quand le concordat s’applique-t-il quand même ?

Si votre activité dépasse le renseignement. La surveillance de biens, la protection de personnes, le transport de valeurs et, depuis 2014, la surveillance de commerces relèvent du concordat à Fribourg. Ces activités exigent une autorisation, un examen et une responsabilité civile d’au moins CHF 5 millions (art. 8 CES).

Un détective qui accepte un mandat de surveillance de magasin contre le vol à l’étalage entre donc dans le champ du concordat. Distinguez bien vos missions. Voir le concordat et les détectives.

Quelles précautions avant d’exercer à Fribourg ?

  1. Demandez une confirmation écrite. Écrivez à la Direction de la sécurité ou à la Police cantonale. Citez le communiqué de 2014 et demandez si la position est inchangée.
  2. Pensez au bilinguisme. Fribourg est bilingue. Selon la région, vos interlocuteurs, vos clients et les tribunaux travaillent en français ou en allemand.
  3. Respectez le droit fédéral. Art. 28 CC, art. 179 à 179novies CP, art. 186 CP et LPD s’appliquent à chaque mission. Voir ce qu’un détective a le droit de faire.
  4. Vérifiez les cantons voisins. Un mandat fribourgeois peut vous mener à Neuchâtel, où l’autorisation LPCom est obligatoire, ou dans le canton de Vaud.

L’absence d’autorisation ne dispense pas des obligations de toute entreprise : affiliation AVS comme indépendant, inscription au registre du commerce selon votre forme juridique. Voir ouvrir son agence de détective privé.

Fribourg comparé aux autres cantons romands

Fribourg se range parmi les cantons sans autorisation spécifique identifiée, avec le Valais et Vaud. La différence tient au niveau de preuve.

  • Pour Vaud, un rapport officiel de 2009 décrit expressément une profession libre.
  • Pour Fribourg, le communiqué de 2014 porte sur le concordat. Il ne dit pas en toutes lettres qu’aucune autre loi ne s’applique, d’où la vérification de la LCom.
  • Pour le Valais, aucun document officiel n’aborde directement la question.

À l’inverse, Genève, Neuchâtel et le Jura ont adopté des règles cantonales propres aux détectives, en dehors du concordat. Si vous envisagez de vous installer à Fribourg pour travailler dans toute la région, tenez compte de ces régimes voisins dès la création de votre activité.

Que vaut une position officielle de 2014 ?

Elle vaut ce qu’elle dit : en 2014, le canton n’avait pas prévu d’étendre le concordat aux détectives. Aucun texte plus récent introduisant une autorisation n’a été trouvé dans la LCom ni dans l’arrêté d’exécution du concordat. Mais douze ans ont passé. Une confirmation écrite reste la meilleure protection. La comparaison avec tous les cantons romands est dans le tableau des cantons.

Un dernier conseil pratique : gardez dans votre dossier une copie du communiqué de 2014 et des textes consultés. Si un client, un avocat ou une autorité vous interroge sur votre statut à Fribourg, vous pourrez montrer sur quoi repose votre activité.

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour être détective privé à Fribourg ?

Aucune autorisation spécifique n’a été identifiée. Le canton a indiqué en 2014 ne pas prévoir d’étendre le concordat aux détectives, et la LCom ne les cite pas. Une confirmation écrite récente est recommandée.

Le concordat sur les entreprises de sécurité s’applique-t-il aux détectives fribourgeois ?

Non pour l’activité de renseignement. Il s’applique en revanche à la surveillance de biens, la protection de personnes, le transport de valeurs et la surveillance de commerces.

La loi fribourgeoise sur le commerce vise-t-elle les détectives ?

Non. La LCom (RSF 940.1) ne cite pas les détectives parmi les activités soumises à autorisation.